Reproduction canine

Tout d’abord, l’essentiel est de se poser les bonnes questions. Pourquoi mon souhait est-il de faire de la reproduction canine ? Ai-je le temps et les finances nécessaires pour assumer correctement mon rôle que ce soit au niveau de la race (il est notamment toujours nécessaire de remettre en question ses pratiques), pour effectuer des recherches larges (sur la race, mes chiens et leurs descendants, la santé, le caractère, le standard et donc la morphologie…), et bien-entendu pour mes chiens et les futurs chiots qui viendront à naître? Quelles sont les qualités que je recherche? Sachez que vous ne ferez pas de bénéfices avec une portée.
Si vous n’avez pas la réponse à ses questions, inutile de vous lancer tête baissée, prenez le temps de bien réfléchir. Le mieux est évidemment de se poser ses questions-là avant même d’être l’heureux propriétaire de votre chien afin que l’éleveur puisse vous aider à choisir le mariage et le chiot qui correspondra le mieux à vos attente. Si toutefois votre envie se réveillait un peu tard, n’oubliez pas de demander son avis à votre éleveur, il sera le plus à même de vous conseiller. L’élevage demande une sélection, du travail et de la passion.

Reproduction canine

Privilégier la santé de la race

Il est important de savoir que nos aussies (petits et grands) ont certaines faiblesses. Pour éviter de les transmettre aux futures générations l’éleveur se doit de sélectionner ses chiens non seulement pour la conformation et le caractère mais également pour la santé.
Les indispensables à réaliser sont :
– l’examen chez un vétérinaire ophtalmologique agréé par la SCC des différentes tares oculaires. Celui-ci se pratique au minimum tous les deux ans.
– la dysplasie des hanches qui se fait sous anesthésie générale par radiographie à partir de l’âge de 15 mois (certains le font à partir de 12 mois chez le mini), celle-ci doit ensuite être envoyée à un lecteur officiel du club de race du berger australien.
Tous les examens qui suivent sont des plus non négligeables :
– tests génétiques AOC, APR-prcd, HSF4-A, MDR1, MD
– test de luxation des rotules

Vous pouvez retrouver sur notre page santé plus de détails concernant ces sensibilités, un élevage sérieux se doit de non seulement réaliser un maximum de ces tests mais également de tenir compte des résultats !

La recherche du mâle (ou de la femelle)

Le mini étant une race encore peu connue et peu répandue en France, les lignées peuvent être parfois très proche. Il n’est pas possible de marier son Berger Australien miniature avec le chien du voisin sous prétexte qu’il est de la même race, il est important d’étudier les ancêtres de chaque chien afin d’éviter tout d’abord les mariages consanguins et même dans le cas de lignées communes plus éloignées, il faut regarder les défauts qui ressortent chez ces chiens afin de ne pas fixer ces problèmes dans les portées futures. Ensuite il est important de fixer la taille, certaines lignées comprennent beaucoup de chiens toys, d’autres ont du standard très proche derrière.
Une étude sérieuse du standard est donc réellement nécessaire pour arriver à reconnaître les défauts d’une lignée mais aussi ceux de son propre chien car non un chien ne peut pas être parfait. Ne pas oublier le caractère évidemment ! Il sera parfois (même souvent) nécessaire de faire plusieurs centaines de kilomètres pour rencontrer le chien qui pourra être le bon compagnon pour une portée homogène.

Stérilisation/Castration

Pour un chien de compagnie, nous ne pouvons que vous encourager à aller chez votre vétérinaire afin de le stériliser/castrer. Ils existent de nombreux avantages à ces pratiques et notamment celui de préserver encore une fois sa santé.

Voici deux fiches vétérinaires expliquant ces avantages ainsi que la nature des interventions possibles :

Prenez le temps de la réflexion et n’hésitez pas à demander conseils à votre vétérinaire !