Santé

Parce que la santé du mini aussie peut être préservé et qu’avoir un chien en pleine forme est essentiel pour tous, il est important de faire le point avant de se lancer dans l’adoption d’un chiot.
Voici donc quelques rappels :

Les tares oculaires

Il s’agit d’un examen qui doit être réalisé par un vétérinaire ophtalmologique SCC, il recherche différentes MOHC (maladies oculaires héréditaires caninces) : Cataracte juvénile, Dégénérescence rétinienne progressive (APR), Colobome de la papille du nerf optique (AOC), Dysplasie – Hypoplasie choroïdienne (AOC). Il est possible de commencer un premier dépistage dès l’âge de 12 mois, cet examen doit être renouvelé tous les 2 ans.

Afin d’éviter de transmettre des problèmes de santé à leur descendance, seuls les chiens indemnes de tares oculaires peuvent reproduire.

Les tests génétiques

Petite explication des résultats des tests ADN :
– Homozygote normal (+/+) = 2 copies normales soit pas de transmission à la descendance
– Hétérozygote (+/-) = 1 copie normale et 1 copie défectueuse soit statistiquement transmission à 50% d’une copie défectueuse
– Homozygote muté (-/-) = 2 copies défectueuses soit transmission d’une copie défectueuse à 100% de sa descendance.

Page Antagène expliquant l’intérêt des tests et leur utilisation dans la reproduction. Un chien hétérozygote doit être accouplé à un chien Homozygote normal (ou mieux deux homozygotes normaux ensemble) afin de limiter les sujets porteurs et de ne pas produire de sujets atteints. L’intérêt est évidemment la SÉLECTION.

APR-prcd

L’Atrophie Progressive de la Rétine est appelée APR-prcd pour progressive rod cone degeneration (dégénérescence progressive des bâtonnets et des cônes). Cette maladie oculaire conduit à une perte de vision progressive puis à une cécité totale entre 2 et 8 ans.
Test réalisé par le laboratoire Optigen aux Etats-Unis (fiche Antagène)

AOC

L’anomalie de l’oeil du colley (AOC), connue également sous le nom d’hypoplasie choroïdienne, est une maladie héréditaire qui cause un développement anormal de la choroïde (tissu vascularisé présent sous la rétine).
Il existe plusieurs formes (de légère à grave) évolutives ou non. Dans les formes les plus graves, le chien est atteint de cécité.
Test réalisé par le laboratoire Optigen aux Etats-Unis (fiche Antagène)

HSF4-A

La cataracte se caractérise par une opacité du cristallin pouvant affecter un seul oeil ou les deux yeux, et conduire à une cécité totale. Les cataractes héréditaires sont caractérisées par une atteinte des deux yeux, pas obligatoirement synchrone. Les premières lésions du cristallin peuvent apparaître très tôt et leur localisation détermine le type de cataracte.
Chez le Berger Australien, deux types majeurs de cataractes ont été observés. La première est juvénile et évolue rarement vers une détérioration de la vision (localisation sous-capsulaire postérieure). La seconde, plus sévère, peut affecter la vision (localisation proche du noyau).

La transmission de la mutation HSF4-A est autosomique et son expression est codominante: les hétérozygotes peuvent présenter une forme légère de cataracte et les homozygotes mutés développent majoritairement une forme qui peut affecter la vision. Néanmoins, d’autres facteurs, inconnus à ce jour, seraient impliqués dans l’expression de la maladie et expliqueraient que 17% de chiens atteints de cataracte bilatérale ne portent pas la mutation HSF4-A.
Article par le laboratoire Antagène

Myélopathie Dégénérative

Il s’agit d’une dégénérescence au niveau de la moelle épinière entraînant une paralysie progressive associée à une incontinence. Le dépistage de cette maladie est assez récent dans la race mais va devenir indispensable devant la présence de plusieurs sujets hétérozygote.

 MDR1
 

Une mutation dans le gène MDR1 provoque une sensibilité à différents médicaments chez le chien.
Lorsque le chien est porteur de cette mutation, les molécules actives contenues dans certains médicaments s’accumulent dans le cerveau et deviennent toxiques jusqu’à provoquer une forte intoxication et éventuellement la mort de l’animal.

Santé du mini aussieTest réalisé par le laboratoire Antagène

La dysplasie des hanches

Appelée aussi dysplasie coxo-fémorale, il s’agit d’une anomalie du développement de l’articulation de la hanche, souvent accompagnée d’une laxité anormale du ligament de la tête du fémur. Cela provoque une mauvaise coaptation entre cette dernière et la cavité articulaire de la hanche appelée l’acetabulum.

La « liberté » excessive de mouvement de la tête du fémur dans ladite cavité provoque à la longue l’apparition d’arthrose et une déformation de la cavité.

Pour faire simple, la tête de l’os du fémur « flotte » dans la cavité articulaire de la hanche et en frottant de façon anormale contre les parois de cette cavité, les cartilages vont s’abîmer, s’effriter, puis l’arthrose va s’installer et provoquer des douleurs chroniques.

Le dépistage se réalise à l’aide d’une radiographie se faisant sous anesthésie générale chez un vétérinaire, cette radio doit être ensuite envoyée à l’un des lecteurs officiels.

La luxation de la rotule

Cette affection entraîne une boiterie du chien, la luxation congénitale de la rotule est très fréquente, elle apparaît entre 3 et 9 mois et atteint essentiellement les petits chiens. D’autres causes peuvent également entraîner une luxation de la rotule telles que : de mauvais aplombs, une origine traumatique (freinage brusque, virage court).

Une simple manipulation par un vétérinaire permet de vérifier le bon fonctionnement en luxant manuellement la rotule à partir de 12 mois.